parapirk

Blog de randonnée et de parapente (et peut-être de voyage)

Nouveau podcast de permaculture

Je n’ai rien posté ici depuis longtemps. J’ai aujourd’hui un nouveau site, un podcast traitant de permaculture : PermaPodcast.fr.

 

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Principes de permaculture

Cette page est un recueil de réflexions, de concepts, de citations et d’exemples qui me semblent particulièrement importants et pédagogiques.

Mes principales sources d’inspirations sont :

  • les livres (Sepp Holzer, Masanobu Fukuoka, Bill Mollison…)
  • les podcasts américains, avec des interviews de célébrités locales qui ont prouvé l’intérêt économique de la permaculture : Permaculture VoicesThe Permaculture Podcast
  • les groupes Facebook francophones, sur lesquels s’échangent énormément d’informations utiles

N’hésitez pas à poster vos citations et idées en commentaire, si elles me plaisent je peux les inclure.


Résilience

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Tout élément d’un système doit avoir plusieurs fonctions, et toute fonction doit être assurée par plusieurs éléments.

« Faire pousser des arbres sans élagage, sans fertilisant ni pulvérisations chimiques n’est possible que dans un environnement naturel. » (Masanobu Fukuoka)

Le problème d’un élément est la solution d’un autre. (Bill Mollison)

Appréhender un système ou un problème dans sa globalité.

Observer comment les parties d’un système sont reliées.

Appliquer des idées apprises de systèmes durables matures en fonctionnement.

La bordure entre deux écosystèmes est un lieu privilégié, plus riche en biodiversité et en interactions. En cela, c’est un lieu dont le potentiel productif est particulièrement notable. (haies, mares,…etc)

Varier les micro-climats, ensoleillement, exposition au vent, humidité du sol, humidité de l’air, stockage de la chaleur (buttes, mares, haies, pierres…)

Appliquer l’autorégulation et accepter les rétroactions. (David Holmgren)

Intégrer plutôt que séparer – en mettant les bons éléments aux bons endroits, des relations se développent entre ces éléments et ils travaillent ensemble pour s’entraider. (David Holmgren)

Travail

Cuba, Las Tunas, Farmer digging in field

Travailler avec la nature plutôt que contre elle. (Bill Mollison)

Faire le plus petit effort pour le plus grand changement. (Bill Mollison)

Obtenir un résultat – s’assurer que l’on reçoit réellement des récompenses utiles pour le travail qui est fait. (David Holmgren)

« Peu de gens aujourd’hui mettent leurs mains dans le sol, et quand je prend un vol international, je m’aperçois souvent que je suis le seul à avoir les ongles raisonnablement sales. » (Bill Mollison)

Recyclage / Utilisation des ressources

1774793927045Les déchets d’un organisme sont la nourriture d’un autre organisme.

Vous n’avez pas un excès de limaces, vous avez un déficit de canards. (Bill Mollison)

Ne pas produire de déchets – en trouvant une valeur à chaque ressource disponible et en les utilisant toutes, rien n’est un déchet. (David Holmgren)

Favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol : maintenir un sol meuble en surface avec du paillage ou une couverture végétale permanente. Alternative : installer des baissières, stocker l’eau en hauteur dans des bassins (beaucoup de travail).

Santé

GP-5_Gasmask_nva« Je connais beaucoup de fermes dans lesquelles on ne trouve ni oiseaux ni vers de terre, et je suspecte que leurs produits sont dangereux pour toute forme de vie. » (Bill Mollison)

Action

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« Soit le changement que tu veux voir dans le monde. » (Gandhi)

Contrôler sa sphère d’influence pour faire évoluer le monde de manière incrémentale, ne pas essayer de s’attaquer à des problèmes hors de sa portée.

Si les militants politiques mettaient leur énergie dans la mise en pratique de leurs idées – ne serait-ce que pour prouver leur validité – plutôt que dans les débats, on avancerait peut-être plus vite.

Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant. (proverbe asiatique)

Business

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Si vous n’avez pas de coûts, il est plus facile de faire du bénéfice.

On peut accepter les mesures qui font baisser la productivité si elles font également baisser les coûts au moins dans les mêmes proportions.

« Comme la nourriture naturelle peut être produite avec le minimum de coût et d’effort, j’en déduis qu’elle devrait être vendue meilleur marché. » (Masanobu Fukuoka)

Selon la taille du terrain, choisir entre optimiser la productivité par unité de surface (petite surface) ou optimiser la productivité par unité de travail (grand terrain). Repérer le principal facteur limitant.

Éthique

Prendre soin de la Nature (les sols, les forêts et l’eau)

Prendre soin de l’Humain (soi-même, la communauté et les générations futures)

Créer l’abondance et redistribuer les surplus.

Laisser la place à des zones naturelles sur les terrains qu’on exploite.

Ne pas exploiter plus de terrain que ce qu’on peut gérer efficacement.

Si vous souhaitez un an de prospérité, faites croitre des graines. Si vous souhaitez dix années de prospérité, faites croitre des arbres. Si vous souhaitez une centaine d’années de prospérité, faire croitre les personnes (proverbe asiatique)

Interventionnisme écologique et économique

Plus de deux ans se sont écoulés depuis mon dernier article sur ce blog, principalement parce que le parapente et la randonnée ne sont plus mes seuls centres d’intérêt. J’ai donc décidé de diversifier un peu les thèmes pour y parler de permaculture. J’ai découvert ce sujet récemment, et il m’a immédiatement fasciné car il apporte un début de réponse à un problème qui m’inquiète depuis longtemps : l’attitude d’interventionnisme simpliste et court-termiste que les hommes ont tendance à appliquer à des problèmes complexes, avec pour résultat d’aggraver les problèmes à long terme ou d’en générer de nouveaux.

Extrait du livre Edible Forest Gardens Vol. 1 - Vision and Theory, Dave Jack (cliquer pour aggrandir)

Extrait du livre Edible Forest Gardens Vol.
1 – Vision and Theory, Dave Jack (cliquer pour agrandir)

L’extrait ci-dessus explique l’effet déstabilisateur d’un acteur externe qui intervient dans un système écologique auto-régulé sans comprendre ou sans respecter le fonctionnement de ce système. Il prend pour exemple principal l’utilisation de pesticides pour éliminer des espèces animales perçues comme étant nuisibles. Les pesticides ont alors pour effet de tuer non-seulement l’espèce ciblée, mais aussi de nombreux autres insectes et bactéries, ce qui a pour effet de déséquilibrer violemment le système. Le résultat à court-terme peut sembler encourageant, mais rapidement d’autres espèces « nuisibles » apparaissent, nécessitant l’application de pesticides toujours plus puissants. Initialement l’espèce nuisible n’avait qu’un impact limité sur la production du système agricole et les premières interventions n’étaient pas très coûteuses, mais avec le temps l’application de plus en plus de pesticides de plus en plus chers est devenue obligatoire, sous peine de perdre l’intégralité de la récolte.

Ce problème de dépendance n’apparait pas uniquement avec l’application de pesticides, mais aussi avec l’application d’engrais, l’utilisation du labour pour contrôler les « mauvaises herbes »… On retrouve le même type de cercles vicieux dans d’autres domaines que l’agriculture, notamment l’économie quand le système entier repose sur des stimuli permanents – avantages fiscaux pour favoriser l’investissement, quantitative easing, plans de relance… – pour maintenir une croissance du PIB et éviter un effondrement du système qui serait douloureux pour la société. Il n’est pas nécessaire d’avoir étudié beaucoup d’économie pour s’apercevoir que cette approche ne fait que retarder et aggraver un effondrement futur. On peut espérer que, dans le secret des négociations internationales, la fine fleur de nos politiciens utilise au mieux le répit temporaire apporté par ces stimuli économiques pour préparer une transition en douceur vers des lendemains qui chantent… ou au moins pour minimiser les perturbations sociales qu’engendrera l’effondrement d’un modèle dépassé. Mais on peut aussi douter de leur succès.

On pourrait être tenté d’appliquer la méthode inverse, qui serait le non-interventionnisme systématique, c’est à dire se fier entièrement à l’auto-régulation. Mais ce serait ignorer qu’un système complexe n’est jamais parfaitement à l’équilibre, qu’il évolue sur le long terme. Dans l’exemple des interactions économiques, on s’aperçoit qu’un déficit de régulation tend à causer l’apparition de monopoles et la concentration de la richesse dans les mains de quelques individus. On peut se dire que ce déséquilibre ne serait que temporaire et que le reste des acteurs économiques finiraient par s’adapter pour reprendre des parts de marché, mais à l’échelle humaine les conséquences de ce déséquilibre sont trop importantes pour qu’on puisse simplement laisser faire sans intervenir.

Dans le cas des écosystèmes, ne pas du tout intervenir signifierait laisser la nature sauvage reprendre ses droits sur les terres anciennement cultivées. Cela pose des problèmes évidents d’alimentation, car dans un écosystème naturels seule une part infime des plantes et des animaux sont comestibles pour l’homme. Cela dit, il serait envisageable de laisser de grandes zones entièrement à l’abandon, sans intervention humaine entre les zones cultivées. Cette solution est évidement souhaitable pour préserver les zones dites vierges car très faiblement peuplées par des humains – forêts vierges tropicales, toundra, montagnes escarpées… – dans lesquelles la biodiversité est toujours suffisamment riches et qui pourraient par conséquent évoluer de manière lente, quasiment à l’équilibre.

Dans le cas d’écosystèmes lourdement modifiés par la présence humaine, il est moins évident que l’absence totale d’intervention soit souhaitable. L’exemple de la forêt nord-américaine nous apprend qu’après avoir déboisé la moitié d’un continent il faut plusieurs siècles de succession écologique avant de retrouver un semblant d’équilibre, et que le système ne reviendra certainement pas à l’état dans lequel il était avant la perturbation. En Europe, on a complètement éradiqué les superprédateurs (loup, ours…) qui assuraient pourtant un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité.

Mais pourquoi ne pas tenter d’imiter la nature, en substituant les espèces naturellement présentes par des espèces comestibles présentant les mêmes caractéristiques ? On bénéficierait ainsi de la résilience et de la fertilité des écosystèmes naturels tout en récoltant de la nourriture en quantité impressionnante, du fait de la densité de végétation très supérieure des systèmes naturels en comparaison avec la monoculture. Des expériences de jardins-forêts comestibles ont montré des résultats très encourageants dans divers  types de climats. L’inconvénient de ces jardins-forêts est la durée nécessaire pour la maturation des arbres, le système ne devient pleinement productif qu’au bout de plusieurs décennies. Une productivité partielle très appréciable est cependant obtenue beaucoup plus tôt dans les étages inférieurs de la forêt, avec une polyculture de champignons, fruits, légumes et arbustes vivaces.

Sans aller jusqu’à l’imitation de la forêt, on peut déjà appliquer des principes issus de l’observation des forêts à des cultures beaucoup plus traditionnelles. La permaculture s’intéresse de près à ces principes.

La permaculture est une méthode de conception d’habitats humains et de systèmes agricoles qui essaye d’utiliser au maximum la bio-diversité et les processus écologiques pour maintenir un équilibre, plutôt que d’intervenir lourdement et maladroitement. Elle prône l’abandon du concept d’espèce nuisible en reconnaissant que chaque espèce animale et végétale à un rôle à jouer dans l’équilibre d’un écosystème ou dans la succession écologique ce cet écosystème. Plutôt que de chercher à éliminer des animaux qui consomment les récoltes, on peut par exemple favoriser l’installation de leurs prédateurs, on peut installer d’autres plantes dans l’écosystème qui seront consommées en priorité, on peut augmenter la distance entre deux plants pour éviter la prolifération tout en cultivant d’autres plantes insensibles à ce prédateur dans l’espace libéré, on peut favoriser les plantes locales qui ont évoluées en parallèle des animaux locaux et on donc développé des stratégies de défense, on peut élever des animaux de ferme qui consommeront ces insectes… Il y une citation célèbre de Bill Mollison, père de la permaculture, à ce sujet : « Vous n’avez pas un excès de limaces, vous avez un déficit de canards« .

Les déchets d'un organisme vivant sont la nourriture d'un autre organisme. En cultivant les plantes adéquates et en élevant les animaux adéquats, on s'approche d'un écosystème auto-régulé. Le travail humain nécessaire à la maintenance du système devient très faible.

Les déchets d’un organisme vivant sont la nourriture d’un autre organisme. En cultivant les plantes adéquates et en élevant les animaux adéquats, on s’approche d’un écosystème auto-régulé. Le travail humain nécessaire à la maintenance du système devient minime.  (Edible Forest Gardens Vol.1 – Vision and Theory, Dave Jack)

Cette approche laisse la place à des zones plus ou moins sauvages non cultivées, telles que des mares, des bosquets d’arbres et de ronces, des haies, des prairies naturelles… que l’on considère comme des puits de biodiversité utiles aux cultures plutôt que comme un gâchis d’espace. Elle demande une bonne compréhension du climat régional (vents dominants, températures minimales, pluviométrie), mais aussi et surtout des micro-climats locaux. Par exemple la combinaison d’une haie servant de coupe-vent, d’une mare apportant de l’inertie thermique et d’une zone sèche empierrée en pente orientée au sud pour maximiser l’ensoleillement peuvent autoriser à un endroit bien précis de votre terrain des cultures de plantes adaptées au climat méditerranéen dans un climat continental, alors que cinquante mètres plus loin ces plantes n’auraient aucune chance de passer l’hiver. Cette diversité dans les cultures et dans l’environnement de travail va de pair avec des méthodes de culture plus fines, qui ne laissent pas la place à de grandes machines agricoles. Elle nécessite une main d’œuvre humaine qualifiée, favorisant un retour en grâce de l’agriculteur qui doit à nouveau réapprendre à s’adapter à son environnement local plutôt que de dépendre de méthodes globales prônées par l’industrie agrochimique, mécanique et agrobiologique.

Le parallèle avec l’économie serait de procéder à une relocalisation de l’économie pour l’adapter aux problématiques locales plutôt que d’essayer d’imposer un modèle international qui ne tienne pas suffisamment compte des contextes locaux. Il faudrait complexifier l’économie par la base, au niveau des interactions entre individus et PMEs, afin de parvenir à plus de résilience pour l’ensemble des acteurs, plutôt que d’imposer un système simpliste qui conduit à des déséquilibres ingérables. On peut imaginer le retour en grâce de formes d’échanges anciennes, de troc. Cela pose des questions complexes pour adapter la fiscalité à des échanges moins basiques que des simples transferts monétaires, mais le jeu en vaut probablement la chandelle.

Août 2013

Ce mois d’août 2013 a été pour moi un très bon mois en matière de randonnée, avec plus de 12 000 m de dénivelée cumulée. Certaines de ces randos mériteraient un récit dédié, et qui sait, peut-être que je trouverais le temps d’en rédiger quelques uns au cours des semaines à venir, mais pour l’instant je vais déjà vous faire un petit résumé.

Pour commencer, un mois de vacances dans le Grésivaudan ne serait pas ce qu’il est sans quelques montées du Pal de Fer avec le parapente sur le dos. Ce parcours de 700 m de dénivelée est un peu au vol-rando ce que les gammes sont à la pratique d’un instrument de musique : c’est un peu fastidieux – sentier raide, atmosphère souvent lourde et humide, vue pas exceptionnelle, moquette en plastique au décollage – mais c’est un excellent entrainement. J’ai été plus raisonnable que d’habitude, en trois semaines de disponibilité je n’ai fait cette montée que deux ou trois fois.

Ensuite j’ai tenté un vol-rando plus ambitieux  : l’Aulp du Seuil depuis La Terrasse. La difficulté venait du fait que je ne connais pas de décollage évident sur les crêtes des hauts de Chartreuse, je me basais sur des témoignages qui évoquaient des décollages possibles vers le sud, entre l’Aulp du Seuil et le Dôme de Bellefont. Au final j’ai trouvé un vent de sud-ouest au sommet qui m’a forcé à explorer toute la ligne de crête sans succès, et donc il a fallu que je redescende sur le plateau des Petites Roches par le sentier du Pas de Rocheplane après avoir épuisé ma réserve d’eau. Ce qui devait être une randonnée de 1700 m de dénivelée positif s’est transformé en randonnée de 2100 m de dénivelée cumulée puis 1000 m de dénivelée en descente, avec des passages d’escalade, des passages de désescalade, des glissades dans la descente, le manque d’eau et pour finir un vol un peu trop classique depuis la moquette du décollage de Saint Hilaire – le même décollage que pour le Pal de Fer. Il reste le plaisir d’avoir battu mon record de dénivelée, d’avoir découvert le Pas de Rocheplane et d’avoir bien profité du paysage magnifique des Hauts de Chartreuse. Voilà le parcours : http://www.visugpx.com/?i=1376575223

Mon projet suivant a été un gros succès : j’ai enfin réussi à décoller de la Croix de Belledonne, le plus haut sommet accessible en randonnée classique du massif. Ce vol-rando très classique, que je doutais encore d’être capable de réaliser il y a seulement un an à cause du dénivelée de plus de 1500 m, nécessite des conditions particulières, notamment peu de vent en altitude et de la neige au sommet recouvrant les rochers pour pouvoir étaler l’aile. J’ai fait cette randonnée avec mon club de parapente. Le paysage dans la montée est magnifique. Voici la trace GPS : http://www.visugpx.com/index.php?i=1376738543

Pour changer un peu des projets parapentesques, je suis parti faire une « promenade » que je connaissais déjà avec une amie qui n’a pas l’habitude de randonner régulièrement. Je pensais choisir un parcours facile avec le Grand Sangle de Belles-Ombres – seulement 450 m entre le point le plus bas et le plus élevé – mais en fait ma mémoire m’a joué des tours car les parties que j’imaginais horizontales – le sangle et les retour par les crêtes – étaient finalement beaucoup plus vallonnées que ce que je croyais. Il nous aura fallu 5 heures pour boucler le parcours, alors que je partais sur l’idée que ça nous prendrais 3 heures, et mon GPS à enregistré un cumul de plus de 1000 m de dénivelée positif. J’espère que ma débutante ne m’en veut pas trop pour l’avoir embarquée dans ça :/ N’empêche que cette randonnée du vertige est toujours aussi belle et sauvage.

J’ai ensuite rejoint un groupe qui partait faire un autre vol-rando classique, le Grand Som au milieu de la Chartreuse. Ce sommet surplombe le Monastère de Grande Chartreuse et offre une vue sur le cœur du massif. Les deux sentiers les plus classiques pour y accéder passent par des passages assez aériens qui demandent souvent de mettre les mains sur la roche. L’atterrissage se situe à Saint Hugues de Chartreuse, près d’une belle église dans laquelle sont exposées quelques œuvres d’art.

Le weekend suivant s’annonçait mauvais, avec des orages de grêle prévus. C’est donc tout naturellement qu’Olivier m’a contacté pour me demander si je voulais faire un tour sur quelque sommet en sa compagnie. J’ai proposé la Pinéa ou le Granier version rando du vertige – montée par le passage de Tencovaz et descente par la Balme à Colon , et nous avons choisi cette deuxième option. Cette rando fait partie de celles qui mériteraient un récit plus détaillé, tant pour la beauté des paysages que pour l’originalité technique du parcours, entre passages d’escalade, recherche d’itinéraire et sentiers à moitié invisible à flanc de pente raide, passage dans une grotte,  sprint sous l’orage battant… etc En attendant, la trace est ici : http://www.visugpx.com/?i=1377351041 Mais je ne vous conseille pas forcément d’y coller à 100%.

Pour finir, le point culminant de ce mois à été sans conteste ma première ascension glaciaire d’un sommet de plus de 4000 m, le Dôme des Écrins. Ça a été pour moi la découverte de nombreuses nouveautés : les crampons, l’encordement, la gestion des relations interpersonnelles au sein d’une cordée, le piolet, la randonnée nocturne, la nuit en refuge avec mal de crâne, les crevasses, les séracs, la perte d’un parapente par glissade… etc les Cette sortie aussi mérite un récit un peu plus long qu’un simple paragraphe, je crois qu’elle symbolise bien ma transition entre la pratique de la randonnée comme moyen de faire des beaux vols en parapente à la pratique de la randonnée pour la randonnée, le parapente étant relégué au rang d’outil pour éventuellement redescendre un peu plus vite quand les conditions sont bonnes.

Pour moi, le mois d’août 2013 sera probablement un point d’inflexion dans ma pratique de la montagne, avec des projets plus ambitieux et la fin de mon aversion pour le matériel d’escalade. Enfin on verra dans les douze mois à venir si quelques-uns des nouveaux projets qui trottent dans ma tête vont se concrétiser ou non. Avec l’arrivée de l’automne, il va falloir commencer à réfléchir à une pratique hivernale, peut-être des voyages, peut-être du ski de fond. Pour la suite, peut-être atteindre des points culminants de différents massifs, de différents pays…

Crête des Vosges par le GR5 et GR53

Plutôt que de laisser ce brouillon pourrir en attendant un improbable sursaut de motivation pour rédiger le récit à proprement parler, je vais le publier avec uniquement les liens vers les photos et les traces GPS. Peut-être que je le complèterais un jour, peut-être même que d’ici là j’aurais même réussi à faire la deuxième moitié du parcours, de Barr à Belfort.

https://picasaweb.google.com/104626787371607423404/RandonneeObersteinbachBarrAout2012?authuser=0&feat=directlink

http://www.visugpx.com/?i=1345581620

http://www.visugpx.com/?i=1345581702

http://www.visugpx.com/?i=1345581707

http://www.visugpx.com/?i=1345581710

http://www.visugpx.com/?i=1345581719

http://www.visugpx.com/?i=1345581718

http://www.visugpx.com/?i=1345581724

http://www.visugpx.com/?i=1345581697

Vidéos de vol-rando en parapente

Ca fait longtemps que je n’ai rien publié, et je suis toujours en retard d’un récit de trekking, mais je débutte en blogging il faut m’excuser si je manque un peu d’assiduité.

J’ai eu un mois d’octobre très productif en terme de randonnées, malgré que ma période de vacances ait été très écourtée. J’ai fait plusieurs vols-randos par semaine pendant trois semaines consécutives, dont un de 1800 mètres de dénivelé pour battre mon précédent record de 1500 mètres.

J’ai pu faire deux sorties avec un pote qui filme ses randonnées et passe ses soirées à monter de belles vidéos, et j’ai donc eu la chance d’apparaitre sur deux d’entre elles :

Vous pouvez voir ses autres vidéos sur Vimeo à l’adresse https://vimeo.com/olivinthesky/videos

Crête des Vosges : J-3

J’ai débarqué de mon bateau mercredi, j’ai fini par surmonter la fatigue lié au décalage horaire et j’ai terminé de préparer mon sac de rando. En l’absence d’imprévu, je partirai donc mercredi 15 ou jeudi 16 août pour mon trekking d’environ deux semaines à travers les Vosges. Je connais déjà bien le début du GR53 entre Wissembourg et Obersteinbach, mon départ sera donc d’Obersteinbach pour économiser une grosse journée de marche.

D’un point de vue purement sportif, je pense que je suis prêt. J’ai réussi à me maintenir en forme pendant ces cinq semaines en mer, j’ai pratiqué au minimum 3 séances de sport de plus d’une heure par semaine, je n’ai pas repris plus de deux kg depuis début juillet (et à ce moment là j’étais au top de ma forme depuis quasiment une décennie). Je suis un peu pâle à cause de l’absence de soleil ces cinq dernières semaines, mais je ne m’attend pas à avoir de problèmes d’ensoleillement les premiers jours vu la couverture forestière des Vosges du Nord. Je m’attend évidemment à des ampoules, et je suppose que ça va sensiblement me ralentir à partir du troisème jour.

Je n’ai aucune expérience de la randonnée de plus de trois jours, je ne sais donc pas si j’arriverais jusqu’à la destination finale à Belfort. L’avantage de ce parcours c’est que je passerai prêt d’une gare environ une fois tous les trois jours, et que je passerai dans plusieurs villages tous les jours, il n’y aura donc aucun problème pour abandonner en cours de route si ça ne le fait pas. J’espère tout de même arriver au minimum jusqu’à Saverne, sinon ce sera un cuisant échec.

J’aurai de la nourriture pour environ 3 jours dans mon sac, mais j’espère n’utiliser ces réserves que ponctuellement si je n’arrive pas à rejoindre un village avant la tombée de la nuit. J’ai préparé quatre grosses portions de petits déjeuners pour pouvoir repartir tôt le matin sans avoir à attendre l’ouverture des magasins. J’ai mélangé six grosses cuillères à soupes de lait demi-écrémé en poudre, une cuillère à soupe de cacao et l’équivalent d’un gros bol de müesli, il ne me restera plus qu’à rajouter 50 cl d’eau pour avoir l’équivalent d’un petit déj à 5 euros de décathlon. Les autres repas sont des préparations lyophilisées que j’ai eu l’occasion de tester au cours de ma traversée de la Chartreuse. J’aurai aussi quelques barres de céréales, de nougat et de pâte d’amande dans le sac, mais je ne pense pas que j’aurai vraiment besoin de ces sucres rapides vu les faibles dénivelés que j’aurais à grimper. Cette fois ce sera beaucoup plus une épreuve d’endurance, et je compte sur mes réserves de graisse pour me fournir une bonne partie de l’énergie nécessaire.
D’un point de vue vestimentaire, je prendrai le strict minimum : un short, un pantalon, un pull (micro polaire), un k-way, une serviette micro-fibres et deux jeux de sous-vêtements (t-shirts légers respirants, slips, chaussettes de rando). J’utiliserai mes chaussures à tige haute habituelles. J’ai été tenté de prendre des chaussures de trekking basses et légères, mais j’ai renoncé à cause du risque accru d’ampoules résultant d’un changement de dernière minute. J’en achèterai une paire et je prendrais le temps de m’y habituer avant le prochain gros projet de rando.

Je posterai de temps en temps des nouvelles sur Twitter si je peux, mais je ne sais pas encore si mes panneaux solaires seront suffisants pour charger mon téléphone portable sur la durée. Peut-être que ça me fournira une excuse pour passer une nuit à l’hôtel de temps en temps pour avoir accès à une prise électrique.

Pour suivre mes aventures, ce sera ici : https://twitter.com/PiR_K

Traversée de Chartreuse Grenoble – Chambéry par le GR9 et GR96

Par le passé, je n’avais fait qu’une seule randonnée de plusieurs jours, une petite boucle en deux jours des ruines de châteaux forts à proximité de mon village d’origine en Alsace. C’était il y a longtemps, en août 2006. J’avais passé la nuit au sommet du château du Frœnsbourg avec un ami, c’était très pittoresque et nous nous étions réveillés juste au-dessus d’une mer de nuages, mais j’en avais tout de même conclu que je préférais largement faire des randos à la journée puis passer une bonne nuit dans mon lit.

En juin 2012, j’ai changé d’avis. Je me sentais plus en forme que jamais après une saison de parapente très décevante qui m’a poussée à pratiquer d’autres activités moins dépendantes de la météo, comme le vélo et la randonnée sans parapente. Je suis retombé par hasard sur mon TopoGuide de grande randonnée Crêtes des Vosges qui prenait la poussière dans ma bibliothèque, et j’ai soudainement eu envie de finalement faire cette grande randonnée qui traverse ma région natale. J’ai commencé à rassembler tout le matériel de trekking pour cette aventure de 15 à 20 jours et à acheter des topos pour des randonnées plus courtes afin de tester le matériel.

La traversée de Chartreuse m’a rapidement séduite pour diverses raisons, d’abord parce que j’habite au pied du massif, ensuite parce que le parcours relie les deux grandes villes du coin, parce que je peux boucler la randonnée en bus donc en autonomie complète, et parce qu’avec de petites variantes par rapport au trajet officiel on peut réduire le dénivelé total en suivant au maximum les lignes de crêtes à altitude constante pour en faire un parcours un peu plus « Vosgien ». J’ai reçu le dernier élément important qui manquait dans mon équipement, ma tente, le mercredi en début d’après-midi, et j’avais déjà décidé que j’allais tenter cette traversée au premier créneau d’au moins 3 jours de beau temps consécutifs, ce qui nous amène à mon départ le lendemain matin.

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Projet de randonnée en Chartreuse

Météo-France prévoit le premier créneau de beau temps de 3 jours depuis longtemps à partir du jeudi 14 juin. Je vais en profiter pour tester mon équipement. Je partirais de chez moi le matin à 8h en bus pour aller à Grenoble, et de là je prendrais le sentier GR9 vers le nord. Je ne sais pas du tout combien de distance je serais capable de parcourir en 3 ou 4 jours, je doute que je sois capable d’arriver jusqu’à Chambéry, mais je tenterais le coup.

J’espère avoir assez de couverture réseau et de batterie dans mon téléphone portable pour envoyer deux ou trois tweets par jour jusqu’au bout. Vous pourrez donc me suivre sur mon compte twitter :

https://twitter.com/#!/PiR_K

Équipement juin 2012

J’ouvre ce blog pour publier des récits et photos de randonnées et de vols en parapente. Dans ce premier article je vais présenter le matériel que j’ai acheté en vue d’un projet de grande randonnée dans les Vosges plus tard dans l’année.

J’ai essayé de trouver le matériel le plus léger possible, mais sans trop aller dans les extrêmes. Pour des randonnées plus courtes je pourrais me passer de la tente, prendre une bouteille de gaz plus légère, remplacer le matelas gonflable par une mousse et me passer du chargeur solaire, mais pour une randonnée de plus de 2 semaines comme celle que je prépare je pense que j’aurais besoin d’un peu plus de confort.

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